La chaleur de Noël

C’est au quatrième siècle que la tradition chrétienne fixe la date de Noël au solstice d’hiver. Côté pratique, l’empire romain connaît déjà une période festive à laquelle il est avantageux de s’intégrer. Côté mystique, le symbole est fort puisque les jours commencent à s’allonger: la chaleur apaisante qui émerge au milieu du froid est une belle représentation de la naissance de Jésus.

De nos jours, l’imagerie associée à cette fête reste inspirée de ces origines. La traditionnelle bûche (à brûler avant de devenir à manger), les bougies (à flamme vive avant de devenir électriques par sécurité), les illuminations, les guirlandes, les dorures et les couleurs vives sont autant d’évocations de la chaleur qui doit renaître au fond du cœur de chacune et chacun.

Alors, en fait-on trop peu en cette période festive où l’illumination nocturne est pour certaines personnes un baume à l’âme face à une morosité saisonnière? L’austérité et la tristesse auraient-elles gagné les esprits résignés?

Ou au contraire, chasser la nuit à grand renfort d’illuminations multicolores et scintillantes dénature-t-elle le sens d’une fête qui devrait être avant tout spirituelle? Faudrait-il réserver la renaissance du feu à la seule nuit de Noël plutôt que la gâcher par un trop-plein d’agitation?

Les deux points de vue existent au sein de la population, chacun avec ses arguments. Le juste milieu reste sujet à l’appréciation et à la sensibilité personnelle et ne se laissera jamais réglementer ou mesurer.

Ce qui fait consensus, c’est que Noël est la fête de la paix et de la sérénité. Dans cet esprit, il convient de faire preuve de tolérance et de compréhension réciproques. Adeptes des profondes nuits étoilées et glaciales ou alors enthousiastes des fastes radieux des lumières, profitons pleinement de notre ambiance favorite et respectons avec sincérité les préférences des autres.

À toutes et à tous, de magnifiques fêtes entre le solstice et le changement d’année!

Le Conseil communal